Article pour hors sŽrie Taktik
Partenariat euromŽditerranŽe
" lÕavenir des femmes dans
lÕeuro-MŽditerranŽe "

par Esther FOUCHIER
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...L'objectif aujourd'hui dans les pays du Maghreb est de consacrer de faon explicite ˆ travers les textes de rŽfŽrence du droit - Constitutions et Codes Š les ŽvŽnements suivants: * ƒgalitŽ de l'homme et de la femme en droit, en devoir et devant la loi. ƒgalitŽ entre Žpoux par abolition de la notion de chef de famille et du devoir d'obŽissance, et la possibilitŽ pour la femme de la prise en charge, au mme titre que l'homme, de l'entretien de la famille. * Substitution de la responsabilitŽ parentale ˆ l'autoritŽ paternelle. * ƒgalitŽ successorale * ƒgalitŽ des droits entre la femme et l'homme en matire d'attribution de la nationalitŽ des enfants. * ƒlimination de toute forme de discrimination raciale ou religieuse en matire de relation familiale. * Protection juridique des enfants avant et aprs la naissance par la reconnaissance de la filiation naturelle. On voit que l'avenir des MŽditerranŽennes dŽpend de nombreux paramtres et qu'il s'inscrit malgrŽ tout dans des contextes compltement diffŽrents au Nord et au Sud de la "mer intŽrieure". Au Nord, il s'agit de discriminations ponctuelles contre lesquelles les femmes peuvent lutter. Au Sud, l'exclusion est la norme sociale, le plus souvent lŽgalisŽe. Pour modifier cette situation, il faut changer non seulement les mentalitŽs, qui malgrŽ tout Žvoluent plus qu'on ne le croit, mais faire Žvoluer les rŽgimes politiques. Mais comment assurer aux femmes l'ŽgalitŽ des droits sans redŽfinir la place et le r™le de la religion dans l'Etat en pays d'islam, et sans assurer ˆ tous les citoyens un libre exercice de leurs droits fondamentaux - c'est-ˆ-dire sans parler, enfin, de la•citŽ et de dŽmocratie ?... " LÕeurope est un pays o il fait bon vivre pour les femmes, " proclame le groupe des socialistes europŽens, espŽrons que gr‰ce au partenariat Euro-mŽditerranŽen, la MŽditerranŽe sera Žgalement un espace o il fera bon vivre pour les femmes.


Marseille, le 25 octobre 2000

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